Croissance spirituelle — une perspective biblique

Formation du disciple 1 · Croissance spirituelle

La puissance de Dieu et la croissance de la foi

Comment le Saint-Esprit communique la vie, fortifie la foi et rend le croyant progressivement plus semblable à Christ.

La puissance de Dieu

Dans Romains 1.16, l’apôtre présente l’Évangile comme la puissance de Dieu pour le salut. Il s’agit de la puissance vivifiante communiquée par le Saint-Esprit. La vie divine est transmise au croyant au moment du salut, c’est-à-dire lors de la régénération.

L’Évangile, puissance de Dieu pour le salut et la croissance
L’Évangile est la puissance de Dieu qui communique la vie et soutient la croissance spirituelle.
Note 1. Pierre exprime la même vérité : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » (1 Pierre 1.3).

Jean emploie le mot « vie » pour décrire l’œuvre spirituelle du Saint-Esprit dans une personne. Le lien le plus connu se trouve peut-être dans les expressions « né de nouveau » ou « né d’en haut » en Jean 3.

« Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » (Jean 3.7-8).

Note 2. « Né de nouveau » et « né d’en haut » sont deux traductions également solides du terme grec employé ici.

Le Saint-Esprit est indissociablement lié à notre nouvelle vie spirituelle. Telle est la puissance de Dieu à l’œuvre. Dieu accomplit en nous une extraordinaire recréation. En tant qu’enfants de Dieu, nous ressemblons de plus en plus à notre Père : c’est la dimension pratique de la croissance dans la sainteté. La croissance suit nécessairement la naissance ; elle ne peut se produire que là où la vie a commencé. Beaucoup de chrétiens ne comprennent pas ce processus et se préoccupent surtout de la fréquentation de l’église ou de l’exercice de leurs dons. Pourtant, lorsque nous passons à côté de ce processus, nous perdons de vue la manière dont la puissance de Dieu agit dans nos vies. Une vie chrétienne sans cette compréhension devient terne et produit peu de formation de disciples. Sans l’exercice de la foi, il y aura peu de vie chrétienne véritable.

Croissance chrétienne et foi dans les Écritures

Notre compréhension de la croissance ne repose pas seulement sur l’expression « pour la foi ». De nombreux autres passages parlent du développement de la foi, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. Abraham et Noé comptent parmi ceux qu’Hébreux 11 décrit comme ayant une foi véritable et puissante en Dieu, une foi qui transforme la vie. Elle a approfondi leur intimité avec Dieu et les a conduits à accomplir les œuvres qu’il leur confiait. Une telle foi ne va pas de soi : elle se manifeste chez certains, mais elle manque chez d’autres, comme ceux qui murmuraient dans le désert.

Paul enseigne l’importance de la foi dans l’épître aux Colossiens :

« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces » (Colossiens 2.6-7).

L’expression « comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ » parle de l’entrée dans le salut. Une personne reçoit le salut par la foi. Mais remarquez comment Paul relie cette foi qui sauve à une foi qui grandit : « marchez en lui ». De même que vous avez reçu Christ par la foi, continuez donc à marcher en lui par la foi. Nous grandissons par le même moyen que celui par lequel nous sommes entrés dans la vie chrétienne. Beaucoup de croyants ne pensent à la foi qu’au passé, au moment de leur conversion. Ils ne se voient pas comme des personnes qui doivent encore grandir dans la foi, bien que les Écritures l’enseignent clairement.

Paul développe cela au verset 7 : « étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi ». Le mot « enracinés » rappelle notre entrée dans la foi en Christ ; le reste du verset décrit ensuite l’édification et la croissance. Les deux reposent sur la foi.

Éphésiens 4.13 souligne également la foi : « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ».

De nombreux autres versets parlent de la place essentielle de la foi dans notre sanctification. Mentionnons encore 1 Jean 2.12-14, qui décrit les trois étapes de la croissance chrétienne sur la terre. Les petits enfants désignent ceux qui viennent de recevoir une vie nouvelle par la foi en Christ. Les jeunes hommes désignent ceux qui n’ont pas encore atteint la maturité des pères : ils exercent leur foi et surmontent les mensonges du diable. Les pères approfondissent leur relation avec Dieu et forment les plus jeunes. La foi n’est pas seulement ce qui garantit leur relation avec Dieu ; elle est aussi fortifiée et transmise.

Le processus spirituel est ainsi décrit par l’analogie de la croissance physique. Cette vie spirituelle est le Saint-Esprit agissant dans nos vies. Il est la puissance de Dieu à l’œuvre en nous pour nous rendre plus semblables à Jésus.

Conclusion

La foi est essentielle à notre croissance chrétienne. L’amour, la joie et les autres traits du caractère de Christ s’expriment à travers elle. En fortifiant notre foi en Jésus, la puissance de Dieu agit en nous et nous rend capables d’aimer ceux qui sont difficiles à aimer, de prendre soin des imprudents et d’espérer avec ceux qui n’ont plus d’espoir. Sans la foi, nous affrontons ces situations avec nos seules ressources humaines. Mais la foi en Christ permet au Saint-Esprit de vivre activement à travers nous, faisant paraître la ressemblance de Christ à la gloire de Dieu.